Vues décalées sur les Hivernales 2026 par Bernard Bachelart

À l’aube du grand jour, fête des Hivernales,

La fabuleuse épreuve aux beautés sans rivales,

Il convient de guetter du temps les prévisions,

Qui pourraient annoncer les pires conditions Obligeant à pallier des choses infernales :

Les rafales de neige, en février banales

La pluie ou le fort vent, toutes situations

Qui sont pour le coureur sujets d’appréhensions

Cette année, l’Institut royale météorologique affiche (voir copie d’écran ci-dessus) des prévisions tristounettes mais certainement pas décourageantes. Aurons-nous une plus belle participation que l’année passée ?

Loin du départ, boulevard du Souverain au niveau des étangs du Leybeek, une concurrente se dirige vers la ligne. Plusieurs participants étaient déjà visibles sur ce trottoir, augure d’une augmentation du nombre de concurrents.

Bon, tout le monde ne venait pas pour courir. Ce groupe était en sortie ornithologique, activité courante dans notre forêt d’une grande biodiversité. Nous sommes ici chemin des silex, à portée de voix d’Antoni, déjà fort actif dans la communication verbale, là-haut à l’ISB.

La vision du premier duo de sympathiques signaleurs indique que tout est en place avant le départ des 20 km. N’oublions pas que le bon déroulement de l’épreuve dépend beaucoup du travail de ces bénévoles (et de tant d’autres aux diverses fonctions), surtout qu’elle offre trois parcours différents, aux nombreux changements de direction.

Le signaleur s’apprête à enfiler sa chasuble alors que le garde forestier, dans sa tenue verte, a le regard orienté vers la descente où vont bientôt débouler les plus rapides concurrents du 20 km. Votre revue préférée a reçu les explications du fonctionnaire sur son rôle : il observe le respect de la forêt et de ses visiteurs par les participants aux Hivernales puis note ses constats dans un rapport. Déjà chargé de cette tâche lors de précédentes éditions, il dit que notre organisation se déroule d’habitude sans incident.

Le duo d’ouvreurs précède le premier groupe. Le geste indiquant aux passants de s’écarter du chemin déplait au garde-forestier, qui rappelle que l’autorisation permet d’utiliser les chemins pour la compétition mais pas d’en exclure les autres visiteurs. Il s’agit d’un fonctionnaire très soucieux des règles établies pour protéger la forêt et la cohabitation de ses usagers. Quelques instants auparavant, il avait hélé un promeneur lointain pour lui faire remettre la laisse à son chien. Pensons tout de même que des réclamations provenant d’autres visiteurs pourraient inciter les autorités à limiter les autorisations de compétition.

En vue de l’étang du fer à cheval, le trio qui montera sur le podium des 20 km s’est déjà légèrement détaché. L’endroit est traditionnellement nommé « étang des enfants noyés ». Rassurez-vous, cette pittoresque pièce d’eau ne fut pas le théâtre d’un tel drame. C’est la confusion entre le nom de famille Verdonken et « verdronken », qui signifie « noyés » qui fit naitre cette légende.

La tradition photographique veut que l’on ajuste la vitesse de prise de vue au sujet et à son action afin d’éviter le « flou de mouvement ». Évidemment, figer ainsi le sportif supprime toute impression de rapidité. En réglant le temps de pose à 1/40 de seconde (proche de la formation d’image de notre vision), voici ce que l’on peut obtenir. Merci au coureur qui m’a servi involontairement pour vous offrir cette vision.

On voit bien la différence avec le groupe photographié à 1/320 de seconde (voir ci-dessous) au même endroit.

Voici, dans la descente menant à l’étang du fer à cheval, l’arrivée du gros peloton des 20 km. Sa densité indique déjà la grande participation à la course. Goaltiming.be classe 934 coureurs des deux sexes au terme de ce parcours. Ils étaient 796 l’année passée.

En remontant le parcours, on croise des personnes dont l’objectif est de participer en toute décontraction.

L’apparition du joyeux duo de vélosbalais clôt l’épisode 20 km de ce reportage. Ne comptez pas sur moi pour discuter de l’applicabilité de l’article 43.1 du code de la route (interdiction de lâcher le guidon) en forêt de Soignes, ce genre d’analyse est du domaine de l’élite des juristes ;-) C’est le moment de partir à la rencontre du parcours des 10 km.

Comment pourrait-on louper la séparation des parcours quand l’organisateur installe une telle signalisation

.

Corneille aurait dit qu’aux âmes les mieux nées, La valeur ne cède pas au nombre des années

Après l’éclaireur, voici le signaleur de l’arrivée des coureurs des 10 km.

En bas de la première descente, au niveau du croisement avec le chemin du Vuylbeek, un quatuor s’est déjà détaché. Il est mené par les coureurs qui termineront aux deux premières places des dix km mais dans l’ordre inverse.

Vous êtes vous déjà demandé comment nos courses étaient vues par un membre de cette petite faune diversifiée qui s’abrite dans la végétation basse de notre forêt ?

Bien que des écarts importants soient déjà créés, le peloton reste dense. Goaltiming.be liste 994 participants à l’arrivée cette année, contre 1058 en 2025.

La foulée parait encore bien dynamique au sommet de la dernière côte du trail. Mais elle ne suffira pas à ce coureur pour monter sur le podium, il figure à la 4e place du classement final. Il foule un chemin à l’aspect particulier, bien différent de la teinte jaunâtre donnée par la dolomie à la plupart des sentiers de la forêt de Soignes. La tendance actuelle est à installer, comme ici, un cailloutis de porphyre, minéral gris qui a l’avantage de ne pas modifier l’acidité du sol et donc de ne pas changer les conditions de développement des espèces végétales.

L’accumulation d’efforts au long de ce trail de belle distance n’a pas marqué le visage de ce concurrent ni altéré sa bonne humeur. Il figure à la 5e place du classement final de trail, qui compte 196 concurrents à l’arrivée, contre 174 l’année passée.

Le virage pour entrer dans la descente finale, l’endroit pour une relance pleine d’énergie. Comment ça, vous n’aimez pas ce cliché parce que le coureur n’y est pas en entier ?!

Voilà, c’est mieux maintenant ? Il reste un km avant l’arrivée.

Vous prendrez bien un petit coup de cornemuse pour la route ? Heu, je voulais dire pour les tous derniers hectomètres.

Les derniers mètres en montée qui précédaient le chronométrage final l’année passée font place cette fois-ci à une ligne droite plate.

N’entend-elle pas les nombreux appels de notre président à passer par le petit chemin et non par la piste ?

Il reviendra au comité de faire le bilan financier de cette organisation. Quant au succès populaire, les chiffres susmentionnés indiquent une augmentation de la participation aux circuits longs (20 & 39 km) et une diminution de celle au 10 km. Le total des arrivées aux trois parcours est passé de 2028 à 2124.

De ce couple charmant les impressions finales Sur les divers aspects des courses hivernales Se disent en deux mots : grande satisfaction, Concernant les parcours et l’organisation

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